jeudi 25 mars 2010

Shuffle mode/random/reprise

Krzchk aie hucccfff (relou ça que ce soit quasiment impossible d'écrire correctement une onomatopée, enfin je vous dirai pas ce que ça signifie, je pense que vous comprenez là, non?)
Bon bon ça fait thérèse longtemps (ça vient de mon prof de bio de seconde ça, so cool) que j'ai pas écrit. Et en plus je viens de voir que je suis sur une lancée de posts qui commencent par cette exacte même phrase, ça fait un peu pitié.
Enfin toujours est-il que j'étais sur le chemin de retour de ma Z.I. et je me demandais comment j'allais reprendre contact, tenter d'expliquer et de rattraper le temps perdu (hihi j'adore)... Faut imaginer un peu comment c'est là-bas quand je me mets à réfléchir. 8 minutes de marche à rythme normal entre les bureaux et la gare. Ca sentait la campagne, le foin quoi à pleins poumons, ça c'était chouette. Le paysage c'est tellement la zone que ça en devient stylé, ou tendance-j'adore-ce-mot. Vous voyez ce que je veux dire? Un peu comme une route de bitume avec les tirets blancs au milieu la ligne blanche discontinue (3 minutes sur wikipedia pour trouver le terme exact) à perte de vue et bordée de motels, ou une station essence déserte ou un entrepôt à viande désaffecté. Et bien à ce moment là là bas c'était la route vide et les parkings déserts, le pont rouge de la station de train construite en 1976, comme ma soeur, la lune qui pendait légère au bout de son fil invisible, les arbres encore tout nus, les petits déchets sur le bas-côté, le souvenir de la neige qui recouvrait encore le tout 3 semaines plus tôt. 
Ensuite je suis passée devant l'école de langue de Ballerup et y'avait tout un attroupement devant, un taxi qui en partait et une voiture de police. De l'"animation" à cet endroit à 18H29 c'est pas normal, j'ai pensé. Peut-être qu'il y a eu un meurtre, une agression, un élève qui a pété un cable et qui a sorti son gun (j'crois même pas que j'ai vu Elephant), ou peut-être juste un vol (ça c'est mon fichu cerveau supra-rationnel qui se débrouille toujours pour prendre le dessus). Enfin ça j'ai trouvé ça tellement petit niveau et naze que j'ai arrêté d'y penser. Bon mais c'est vrai que les gens ils avaient pas l'air super paniqué.
Donc j'ai passé mon chemin, je suis passée sous le pont qui a l'âge de ma soeur et j'ai regardé le gros rasé avec sa Tuborg de Noël encore à la main (parce que j'ai adopté depuis longtemps cette politique de ne pas baisser les yeux devant un loulou) et là il m'a fait "Hej". Avant même d'avoir le temps de répondre, ses 2 potes loulous ont répondu "Hej". J'ai pas trop compris, mais ça va parce que je suis pas danoise donc je me donne toujours un peu le droit d'avoir l'air confondu (comprendre ..., bon vous avez compris).
Enfin je suis montée sur le pont, sur le quai, j'ai croisé le mix de boucle d'or et de Florence Welsch (joli) qui m'adressait son plus beau sourire (en fait non car elle avait son oreillette de Nokia et parlait à quelqu'un qui n'était pas moi, mais bon) et je suis montée dans ce train où une fille au cheveux rouge parlait très très fort à ses copines avec une voix un peu électro. C'est là que j'ai commencé à vous raconter tout ça pour vous expliquer pourquoi j'avais pas écrit tout ce temps. Et voilà! MMMmmm...
Bon bougez pas, je reviens.

mardi 9 mars 2010

Les mots ridigolos

                           [10-12-2009 23:28:04] mas: wahou je sais faire les emoticones
                           [10-12-2009 23:28:14] mas: bah oui
                           [10-12-2009 23:28:14] jiita: emoticones trop drole ce mot
                           [10-12-2009 23:28:23] mas: il sert a rien ce mot
                           [10-12-2009 23:28:28] mas: il a l air compliqué
                           [10-12-2009 23:28:29] jiita: c clair
                           [10-12-2009 23:28:39] jiita: c trop enorme un mot aussi sophistique pr un truc aussi con
                           [10-12-2009 23:28:43] mas: genre "quel genre d emoticones utilises tu?"
                           [10-12-2009 23:28:48] jiita: je me marre tte seule devant mon ordi
                           [10-12-2009 23:28:51] mas: moi aussi
                           [10-12-2009 23:29:21] mas: oui ca vient du grec (ndlr: fayotte)
                           [10-12-2009 23:29:26] jiita: on va apprendre ce mot a maman
                           [10-12-2009 23:29:28] mas: emottions en forme de cone!!!


Saviez vous que nos applications et réseaux sociaux préférés (ou détestés, franchement ça dépend vraiment des fois) ont infiltré des quebecquois dans leurs équipes de développement en France?
En d'autres termes vous êtes vous rendus compte que des gens sont payés pour continuer d'inventer des mots répondant aux nouvelles pratiques de l'Internet, afin de traduire dans un français ridicule les mots anglais que tout le monde utilise. A la façon de: la balloune pour la balle, ouatcher pour regarder, une cédule pour un emploi du temps, ploguer pour brancher (mais aussi... avoir les yeux dans la graisse de binnes, écrapoutir, s'évacher, se faire passer un sapin, se pogner le cul... oh lalalalala j'avais pas prévu de transformer ce post en lexique quebecois mais c'est pas possible là, c'est trop drôle, je peux pas m'arrêter j'en deviens folle comme un balai http://www.republiquelibre.org/cousture/EXPRES.HTM ).


Bon bon tout de suite évidemment ça permet de relativiser la situation, en termes de vocabulaire grotesque il y a d'autres champions. Mais enfin quand même, nous avons maintenant dans notre language courrant et nos dictionnaires: les émoticônes, le clavardage et le pourriel. Non mais soyons sérieux.
Je sais pas si c'est un choix protectionniste de notre langue qui se fait grignoter de plus en plus la saveur de son vocabulaire par MacDo et Starbucks, ou si c'est une grande démonstration d'humour de la part des géants de l'Internet… en tout cas Mas et moi ça nous fait vraiment marrer à chaque fois.

jeudi 4 mars 2010

Copenhague 2.0 Le retour, et le nouveau commencement

I am soooo shoesy
A Copenhague tout est permis. Enfin non d'ailleurs c'est pas ça ce que je voulais dire. Ce que je voulais dire c'est qu'à Copenhague on dirait que tout est possible. Je sais pas si c'est vrai mais on dirait vraiment.
Un choc thermique déjà, c'est très possible. Puisque je rentre de 2 semaines au Mexique et qu'ici il fait toujours moins 5. Je sais pas pourquoi j'avais tellement dans l'idée que quand je rentrerai de vacances l'hiver serait terminé. Mmm bon j'ai du me tromper dans mes calculs.
Malgré le choc thermique je suis quand même allée au boulot à vélo et ça aussi c'est possible à Copenhague. On avait une réunion pas n'importe où en plus mais dans les bureaux du théâtre au bout de Nyhavn au bord de la mer.
A Copenhague un autre truc qui est possible c'est de tomber amoureux de sa lumière, la lumière du nord. C'est cucu hein? Mais c'est possible. J'ai toujours cru que la lumière du nord c'était un terme littéraire, une image qu'on trouve que dans les bouquins, parce que de toutes façons on ira pas dans le nord alors on peut bien en dire n'importe quoi. Ben non. Ca existe et c'est comme une top model qui brille le monoï shootée par Avedon: c'est Beau. et c'est froid aussi. Mais on est quand même complètement sous le charme.
Et puis ici il est aussi possible de se marrer tout seul sur son vélo, alors qu'on n'a pas spécialement envie de rire aujourd'hui (d'ailleurs c'est con ça), mais parce qu'on vient de se faire dépasser par un petit vaisseau bolide à 3 roues comme un tricycle avec une coque décoré de dessins de poules, de poussins et d'oeufs où quelqu'un à l'intérieur fait du vélo couché (vous voyez ce que je veux dire hein?).
Et à Copenhague malgré le froid, c'est possible que mes magasins de chaussures préférés mettent déjà les chaussures d'été en vitrine, avec des modèles aux couleurs vertes, violettes, roses, bonbons acidulés et que ça me mette de bonne humeur.
Et sur ce même vélo, si on passe devant une porte quelconque mais avec une plaque d'entreprise d'où on voit sortir un grand danois stylé, on se dit que c'est possible qu'un jour on pousse une porte comme ça et qu'on tombe sur le projet de nos rêves.
A Copenhague on dirait aussi que c'est possible de croiser le chemin de gens tous gentils et souriants pendant toute une journée et que ça apaise et contamine parce qu'on se dit que c'est comme ça que les choses doivent être.

I'm late I'm late I'm late

Ouille ouille ouille... j'ai pas écrit depuis lonnnnng--temps. 
J'étais pas à Copenhague ces dernieres 2 semaines et demi mais... au Mexique la belle vie!
Je m'étais pourtant promise d'écrire le journal de bord de notre voyage au Mexique sur le blog, mais en fait sur le moment l'envie m'en a passé. En guise de lot de consolation voici quelques photos!






























jeudi 4 février 2010

Nicest Boy Alive

Whitest Boy Alive, c'est l'histoire d'un grand gars norvégien tout mignon et mince comme un haricot avec des cheveux en bataille, des lunettes trop grandes, une allure de geek et une voix douce qui vous parle au creux de l'oreille mais vous donne autant envie de danser que quand les spice girls vous percent les tympans.
J'étais par hasard à son concert au festival de Roskilde et l'ambiance était géniale, je me suis retrouvée au milieu d'un groupe de filles déjà fan qui sautaient dans tous les sens et lui sur scène nous insufflant son énergie malgré sa réserve toute scandinave.

lundi 1 février 2010

J'ai testé...

... le réveil de lumière!
Presque aussi chouette que les papillons.
Fin novembre je commençais à avoir beaucoup de mal à me réveiller. Apparemment c'est drôle de présenter ça comme ça, un peu comme "je me suis découverte une maladie super rare" - et d'ailleurs en vrai je déteste les hypocondriaques, ce qui malheureusement englobe une très grosse proportion de la gente masculine sisi - alors que tout le monde a le même problème. Bon oui c'est pas faux je sais pas. Mais ça devenait vraiment embaruyant (embarassant et ennuyant à la fois) pour moi d'arriver à 10H30 au boulot (tout le monde ne travaille pas chez M6) donc j'ai décidé d'agir. Une copine de 2007 (mes copines sont bien rangées dans des dossiers par année, surtout quand je les vois plus) qui était pas mal branchée sur toutes sortes de thérapies bio et naturelles, m'avait parlé de la luminothérapie, qui consiste à braver les dépression chroniques de l'hiver privateur de lumière en s'exposant aux rayons bienfaiteurs d'une lampe Phillips.
Le réveil de lumière, petit ovni blanc désormais posé sur ma table de nuit, est un concept marketing scientifique dérivé de ça. Il vous tire de votre sommeil très progressivement et très inconsciemment par un simulateur d'aube qui dure 30 minutes et s'achève par la note finale: le chant des oiseaux, une mélodie d'ascenseur ou le Morning Live de Bob, Gwenn et Martin au choix. Voici mon rapport après 3 semaines d'utilisation et l'option chant des oiseaux évidemment.
--> premières fois très efficaces mais pas forcément très agréables. J'étais effectivement réveillée par l'aube mais plus parce que je guettais inconsciemment et un peu anxieusement l'effet du simulateur.
--> au fur et à mesure, l'habitude venant, la lumière ne me réveillait plus (j'habite le Danemark aussi, pays où les volets n'existent pas et le soleil ne reste pas longtemps caché le matin), plus consciemment du moins
--> au jour d'aujourd'hui j'aime toujours beaucoup mes petits oiseaux, mais question efficacité ce n'est pas prouvé. Phillips si tu m'écoutes et que t'as un blog j'ai deux coms à lacher sur ton wall: 1. tu devrais ajouter quelques mouettes à ton enregistrement d'oiseaux, le réveil serait peut-être plus radical et ta part de marché chez les normands et les bretons grimperait en flèche. Mais surtout surtout: je n'arrive pas a régler le SNOOZE! cette innovation technologique à la fois géniale et diabolique, qui vous permet de taper sur votre réveil dès qu'il se manifeste pour le faire taire, tout en étant sûre qu'il recommencera dix minutes plus tard et ne vous laissera pas tomber quand vous aurez besoin de lui. Phillips... tout le monde a besoin d'un snooze dans la vie!

mercredi 27 janvier 2010

A l'attaque


J'ai redonné sa chance au club de fitness à Copenhague et plus précisément au cours de Body Combat. Mon expérience en matière de body combat a débuté à Hong Kong en 2007 où j'avais été pas mal séduite par le côté boxe française mixée à un cours de fitness. Mais bon ça n'a pas franchement duré entre nous, et j'ai préféré flirter avec le wakeboard après le boulot (flagrant délit de cranâge ET de mytho). J'ai toutefois persévéré à Paris en 2008 où là j'ai carrément été dégoutée à vie. On y était allée avec les poolettes, en quête desespérée d'activité sportive sympa à Paris, après avoir tenté:
- la danse du Marais dont les chorés trop compliquées même pas de Mia Fry ne vous attendront jamais
- la natation à Pontoise et ses 45 personnes dans une ligne de nage, ses cheveux dans l'eau et ses pervers qui vous caressent subtilement la jambe dans une brassée coulée
- l'aquagym de Montparnasse et sa moyenne d'âge de 65 ans
- le tennis couvert l'hiver sous les pauvres tentes pas vraiment froid-proof du stade Elisabeth
- la gym suédoise dans des salles random de Paris où tu retrouves des copines (ou pas) de lycée
- l'aquajogging (ils se foutent vraiment du monde) de Joséphine Baker
- etc. etc.
Au beau milieu de tout ça, on avait décidé de tester la "salle de sport", concept Ô combien dégoutant pour nous autres petites françaises pas très sportives. Les machines de torture et le cours de Body Pump (comprendre muscu) c'était hors de question. On a donc opté pour le rythme soutenu et défoulatoire du body combat qui nous semblait approprié. C'était sans connaître le succès très surprenant de ce cours et la stratégie des salles de gym consistant à ne pas limiter le public dans les mincuscules salles vitrées... on était peut-être 9000 dans un bocal de 20 m carré (et je suis pas marseillaise!). Comme on était à labour, au moment d'arriver dans la salle, il a fallu se répartir dans les petits trous laissés par la foule déjà en place et c'est là que le cirque a commencé. Sur une musique repoussant toujours plus loin les limites de décibels supportables pour l'homme, 80 body combattants se mirent à donner des coups de poing et de pied dans l'air, parfois même en poussant des cris guerriers: "yeah" "yeah". Alors tant qu'on reste concentré sur le rythme et les exercices (l'horaire en fin de journée de boulot aidant beaucoup à cela) ça va. Mais si on a le malheur de lever la tête et de regarder ce qu'il se passe autour de soi, alors soit on se fait à sérieusement flipper, soit on a un fou-rire irrépressible (toute ressemblance avec la vie en général serait fortuite et indépendante de la volonté de l'auteur). Ca m'est arrivé pendant l'exercice qui consistait grosso modo à donner des coups vers le sol, je me suis retournée vers Flo et je l'ai vue achever, de la force de ses petits poings, ce pauvre malheureux homme imaginaire déjà à terre. Le fou rire. Enfin l'apothéose c'était quand même de voir au bout de 15 minutes, les gouttes de transpiration venant de son gros voisin de derrière pleuvoir sur le dos de Marie...
Et voilà. On est sorti de là dégoutées, toute cassées et sourdes.
Et malgré tout j'a remis ça la semaine dernière, mais ici avec la retenue naturelle des danois c'était bien plus chic.
Bon ça garde son côté "on est des super women fighters killeuses de la mort qui tue", mais la boxe française se mélange à l'art martial donc on se bouge pas mal et on a un peu l'impression d'être dans un manga. Ou la nana de Nicky Larson. C'est rigolo.

Lorsque les coups de feu résonnent

Comme un éclair il tourbillonne
Surtout si la fille est mignonne
Nicky Larson ne craint personne